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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



  Ce que je trouvais extraordinaire était qu’en dépit de cette souffrance et absurdité de la guerre, le cercle de la vie se complète sans cesse. Je me rappelle qu’un soir, nous sommes arrivés dans une école primaire. Nous sommes entrés dans une salle de l’école où étaient entassées quatre-vingt personnes.  Il y avait aussi quelques animaux dont un chien, un cochon et quelques poules.

  Nous étions contents d’y trouver une place avec toit, nous étions si fatigués. Ce fut une courte nuit très extraordinaire; un homme décédait; un couple faisait l’amour; un enfant est né.  À ce moment, j’ai réalisé pleinement qu’aucune guerre, si atroce soit elle, ne peut arrêter le déroulement de la vie. L’instinct de survie chez l’homme est absolu et la vie est éphémère.

  Mon frère Chee Soo et moi, nous sommes couchés par terre en voyant les étoiles; on a passé la nuit dans une salle d’école; on a marché toute la nuit sans arrêt. On ne mangeait pas deux ou trois jours. On a aidé les gens âgés; les femmes avec des enfants.  On voyait des cadavres à coté des chantiers des montagnes. On entendait toujours le bruit de fusils derrière nous; l’armée du Nord nous poursuivait pas à pas.

On s’est dirigé vers la ville Busan ; où mon beau-frère était professeur dans un collège. Notre but était d’aller à la ville Taegu environ 300 km de ma ville Choonchon d’où on est venu.

 Enfin, nous sommes arrivés à la ville de Taegu complètement épuisés. Après avoir attendu quatre jours, nous avons réussi à monter dans un train bondé de gens qui, comme, nous fuyaient l’armée rouge. Finalement, nous sommes arrivés à Busan où la famille de ma sœur nous a accueillit. Enfin, mon petit frère et moi avons mangé un vrai repas chaut après un mois de faim.

4.2  Busan et Contact avec l’Occident

  Nous sommes arrivé à Busan vers le mi -juillet. Busan est une ville portuaire située à l’extrême Sud de la péninsule de la Corée. La ville étais bondée de refugiés comme nous; la ville était remplie d’une multitude de maison-boîte faites de plastique, des bois et même de cartons. Mais, il y en avait pas assez; il y avait des gens qui se couchaient dans les rues. Tout le monde avait faim; on trouvait une file des gens qui quémandait dans la rue; on n’avait pas des nourritures. Il y avait de voleurs de toute sorte. Le désordre régnait  partout. Je trouvais que la faim et la morale et l’ordre social ne font pas de bon ménage. Il y avait beaucoup d’enfants qui ont perdu leurs parents. Les jeunes femmes issues de bonne famille se faisaient prostituées.

En même temps, l’armée alliée a commencé  arriver en grand nombre. Il était impressionnant de voir les canons, chars d’assaut, camions militaire; j’étais surpris de voir la grande taille des soldats américains. La présence de l’armée des alliés donnait un espoir;  elle était le sauveur. Grâce à elle, dans le marché noir, on pouvait acheter quoi manger; il y avait du pain, bu beurre, de la viande, de cigarettes, du vin et même vêtements. Elle a apporté également une vivacité et un dynamisme à la ville.

  L’armée des alliés était sauveur, car, au mois d’août déjà, l’armée du Nord a conquis toute la Corée sauf le périmètre de Busan; elle était à peine 30 km de la ville face à la fleuve Nakdong. C’était l’armée des alliés qui a empêché  l’armée du Nord jusqu’à ce que le Général MacArthur a réussi sa bataille d’ Inchon de débarquement  et coupé la route d’approvisionnement de l’armée rouge. Busan était donc sauvée.

  Je me suis demeuré à Busan et j’ai cherché un travail. Grâce à ma connaissance de la langue anglaise, j’ai réussi à me trouver un emploi comme interprète auprès de l’armée américaine. On m’a assigné à une unité des soldats noirs; c’était la première fois je me trouve parmi  centaines de soldats noirs. Au début j’avais peur d’eux à cause de leur comportement qui me paraissait étrange; je pensais qu’ils étaient bruyants. Mais un peu plus tard, on est devenu de bons copains.

  Plus tard, je me suis embauché comme interprète chez une unité de police militaire anglaise. L’une des fonctions de cette unité- là était d’effectuer  des enquêtes sur des crimes impliquant des soldats anglais. Or, les crimes se produisaient souvent chez des maisons des prostituées.  Malgré moi, je me trouvais dans de situations où je devais parler avec les prostituées. À  ma grande surprise et à mon désespoir, un grand nombre de ces braves jeunes femmes étaient très éduquées et des filles des professeurs d’université, des avocats et d’autre professionnels qui ont été tués par l’armée du Nord ou ramené  par force à la Corée du Nord. Il n’y avait personne pour les aider; il n’y avait pas de travail pour elles.

  C’était là où j’ai appris à manger du beurre et à boire du thé anglais. Moi et mon house-boy (mon aide) ont mis du beurre sur de riz chaut; le beurre se fonde sur le riz, ce qui donnait un goût extraordinaire. Je me suis tombé en amour avec le thé anglais. Tôt le matin, le chef bouillit l’eau dans un immense chaudron, mettait un grand sac de sucre et des galons du lait. J’ai pensé qu’un tel thé permettait de commencer la journée avec joie et courage. Par ailleurs, le thé anglais se servait également de moyen de communication entre les soldats. Il y avait également du thé d’après-midi qui était une sorte de rituel pour les anglais.