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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



J’ai eu l’impression que dans la démocratie, chaque individu a le droit de parole et peut prendre initiatives. De plus, j’ai pensé que la démocratie est une idéologie basée sur un système de logique. Or, dans le confucianisme, l’individu  n’est qu’une partie d’une collectivité. Dans le bouddhisme, on fait méditation; on n’analyse pas. J’ai du donc intégrer la notion de la démocratie et les pratiques confucianiste-bouddhistes.
   
4. La Guerre de Corée
La guerre de Corée fut une autre phase troublante dans ma vie. Après avoir passé d’une idéologie plutôt passive du confucianisme et de bouddhisme,  j’ai dû me soumettre à une doctrine agressive du shintoïsme. Ensuite, j‘ai passé une période d’une confusion totale idéologique à cause de l’imposition du communisme et de la démocratie. Maintenant, la  guerre de Corée arrive. Je me suis demandé pourquoi le peuple doit souffrir autant; la guerre de Corée signifiait une perte de plus d’un million de vies humaines; la destruction  de la moitié des infrastructures industrielles et de logements. Ce qui est plus gave est que la guerre a mis en doute la racine même des valeurs auxquelles les Coréens croyaient.
Ce que j’ai appris de la guerre de Corée est le pouvoir de l’instinct humain de conserver la vie et la beauté de l’amour au sein de la tragédie de la guerre. Je suis convaincu que l’amour transcende les souffrances; l’amour est comme une  perle dans la boue. J’ai eu l’occasion de témoigner la grandeur de l’amour maternel de ma mère. C’est la puissance de l’amour qui me donne l’espoir pour l’humanité.
 Je raconte dans ce chapitre la longue marche de 300 km, ma vie avec l’armée canadienne, des drames humaines sur le front,  mon initiation à la mentalité logique de l’occident et la splendeur de l’amour maternel de ma mère.
4.1  La longue marche de 300 km
Pendant les cinq ans après 1945, l’année de la libération, la Corée du Nord a préparé sans relâche la guerre grâce au soutien économique et militaire de la Russie. Pour la Russie, l’unification de la Corée sous le drapeau rouge pourrait rendre possible l’intégration du Japon et d’autres pays de l’Asie au bloc communiste et, pour la Corée du Nord, la victoire de la guerre lui donnerait toute la Corée. Donc la guerre de Corée avait ses raisons d’être et ses justifications aux yeux du bloc communiste.
Le 25 juin, 1950, j’étais en train de célébrer mon admission à l’université nationale de Séoul, qui est l’université d’élite et quasi impossible pour les jeunes de villes de taille  moyenne comme la ville Choonchon d’y aller.  En effet, en 1950, à peine deux jeunes de Choonchon furent admis à cette université. Mon admission fut donc un objet de célébration de la ville.
Alors, vers trois heures du  matin du 25 juin 1950, une bombe explose dans la cour arrière de notre maison à Choonchon. C’est comme ça que la guerre de Corée a commencé. À vrai dire, la Corée du Sud n’était pas du tout préparée, elle n’avait que trois avions, et aucun char d’assaut, elle n’avait qu’à peine quelques divisions des soldats qui étaient bien entraînées. Après tout, pas plus qu’une année s’est écoulée depuis la création du gouvernement du Sud, elle n’avait pas eu le temps de préparer la guerre.
Lorsque l’armée du Nord a occupé notre ville Choonchon, seuls mon petit frère Chee Soo et moi-même avons pu nous échapper. Malheureusement, mon petit frère a été tué dans la fameuse bataille du Fleuve Nakdong près de la ville de Pusan, au mois d’août 1950. À ce moment là, l’armée du Nord occupait 85% du territoire de la Corée du Sud et le Fleuve Nakdong était la dernière ligne de retranchement. Si le Général McArthur n’avait pas effectué le débarquement de marines américaines au port d’Inchon le 19 septembre 1950, l’armée rouge aurait certainement gagné la guerre.
Alors, j’ai commencé avec mon petit frère Chee Soo une très longue marche vers le sud afin d’éviter de nous faire capturés par l’armée rouge. Nous avons parcouru 300 km à pied pendant près d’un mois. Tout au long de cette marche, l’armée rouge nous suivait constamment à environ 15 km derrière nous. Parfois, on entendait les coups de feu. Nous avons souffert de  faim; on mangeait des racines de plantes et quelques fois des pommes de terre crues, si on peut le trouver. Nous étions jeunes et forts, c’est probablement pour cette raison que nous avons survécu.
Les refugiés de la guerre qui voulaient se sauver de l’armée du Nord formait une file d’hommes, de femmes, des enfants, de vaches, des cochons, de poule  et des maigres possessions et elle était de plusieurs dizaines de kilomètres de long. Ce longue file marchait le long de montagnes et de vallées; sur des grande routes; on risquait se fait abattre soit par l’avion américain ou soit par l’avion de la Corée du Nord.