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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



3.2   Le conflit idéologique

Dans de telles circonstances, il était facile pour les gens de gauche de propager l’idéologie communiste. Tout d’abord, ils se sont introduits dans les collèges d’éducation comme les japonais le faisaient. Un instituteur communiste peut produire des milliers des jeunes communistes. Comme je vous l’ai déjà dit, j’étais admis dans un collège d’éducation à Choonchon. Parmi les cinquante instituteurs, quarante étaient des communistes, et mon professeur de littérature nous a enseigné une poésie qui allait comme suit: «Quant il pleut, la goutte d’eau tombe sur le sommet de Mt. Baiktoo, s’écoule le long du flanc de la montagne et se verse aux ruisseaux, aux fleuves et se joint aux eaux de la mer. Ainsi, l’histoire de l’humanité évolue du féodalisme au capitalisme, du capitalisme au socialisme, du socialisme au communisme. Bref, le cours de l’histoire de l’homme est irréversible comme la goutte d’eau.» Imaginez- vous! Ce genre d’enseignement ne peut pas faire autrement que d’influencer profondément l’esprit des jeunes gens. La force des groupes de gauche était considérable et paralysait le fonctionnement de la société avant l’établissement du gouvernement de droite dirigé par le Président Syngman Rhee en 1949.
La période de 1945 à 1950 était pour moi une période de grande confusion et déchirement. L’influence de mon père et la cruauté du colonialisme japonais m’a fait un patriote ardent. Mais je ne pouvais pas voir clairement lequel de deux régimes serait approprié pour la Corée. J’étais, comme tous les jeunes de l’époque, fortement  impressionné par l’idéalisme communiste. Tous les jeunes promenaient avec le Manifeste Communiste de 1848 signé par Marx et Engels; le communisme était le synonyme de l’intellectualisme.
Les étudiants de mon collège faisaient de grèves quotidiennes. Plusieurs centaines d’étudiants se sont ramassés dans une salle et faisaient  la grève de faim. Un jour, la police est venu à l’école, encerclé la salle et tiré mitraillette sur les étudiants. Les balles frôlaient nos têtes; heureusement, il n’y avait aucun mort.
Un après-midi je me suis promené avec une dizaine de copains du collège. Tout d’un coup, la police nous ramasse et nous ont mis dans des cellules de la station de police. La cellule était assez grande pour accommoder à peine dix personnes adultes. Nous étions cinquante. Nous y avons passé une nuit; la police n’a même pas pris nos noms. Lendemain, on était libéré; je n’avais jamais pensé que la liberté était si précieuse!
Parmi mes copains de collège, il y avait un nombre de communistes convaincus. Ils étaient entrainés par le parti communiste; la nuit ils affichaient partout des tracts politiques accusant la corruption du gouvernement de la Corée du Sud. Il y avait plusieurs qui se faisaient appréhendés par la police; ils ont du subir de tortures atroces. La police aurait utilisé les techniques de torture développée par la police japonaise. Il s’agit de extraire les ongles un par un. Il y avait aussi de la torture électrique et de la torture d’eau.
Quant à moi, quoi que je trouve que l’idéalisme communiste était attractif, j’ai opté pour le régime de la démocratie du Sud. Cependant, comme tout le monde, sauf la classe privilégiée, je trouvais absolument dommage que les sympathisants  japonais n’étaient pas punis; c’étaient eux qui ont collaboré avec les Japonais pour la torture, la mobilisation des jeunes envoyés au front, le vol de fermes agricoles, l’emprisonnement des innocents et l’abus des privilèges. J’entendais dire que la France  a  chassé la plupart des sympathisants avec les Allemagnes. La corruption de la classe dirigeante en Corée de nos jour est, parait-il, attribuable aux descendants de ces sympathisants avec japonais.
Pendant que le Sud  était divisé entre le camp de gauche et celui de droit, la Corée du Nord était déjà en train de l’invasion de la Corée du Sud. Par ailleurs, même en 1949, un an avant la guerre, la totalité d’un régiment de l’armée du Sud s’est jointe à l’armée du Nord, en guise de protestation contre la corruption du gouvernement et l’armée du Sud. De plus, on entendait souvent l’histoire de la capture  des espions du  Nord. En tout cas on vivait dans la peur.
Le conflit idéologique au sud a eu pour effet de changer encore mon identité. Une chose dont j’étais certain est que l’impact du shintoïsme a pas mal disparu à cause du sentiment anti- japonais et l’enseignement de l’histoire de la Corée que j’ai pris. Maintenant, le défit était de faire une harmonie entre le confucianisme-bouddhisme et l’idéologie de la démocratie. La notion de démocratie était quelque chose qu’on n’avait jamais expérimenté en Corée.