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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Deuxième Partie : Ma Vie au Québec
Ma vie en Corée était vraie montagne russe de philosophie existentielle, de religions, de régime politique et d’idéologie. Durant mon enfance, me vie était très influencée par le confucianisme et le bouddhisme. Durant mon adolescence c’était le shintoïsme et le colonialisme japonais qui a bouleversé  ma vie. Le début de ma d’adulte était marquée par l’atrocité de la guerre de Corée. Ma vie en Corée était une continuation de témoignage de bouleversement de l’ordre social, changement radicaux des valeurs de telle sorte qu’au moment de mon arrivée, j’avais une perception confuse de la vie et de moi-même.                                                                                                                                                 
Dans cette partie je raconte ma vie au Canada et au Québec depuis plus d’un siècle. C’est une histoire de ma survie physique et de mon intégration à la vie canadienne et québécoise.  D’après mes expériences, la forme finale de l’intégration d’un nouveau venu est de devenir un Québécois. Le processus de devenir Québécois comporte l’étape d’adaptation aux nouvelles valeurs et ajuster les anciennes et l’étape de participation à la vie collective de la société d’accueille. Chaque étape se fait par une dynamique distincte.

6. Ma survie
Le défit immédiat que je devais surmonter après mon arrivée étaient la barrière de langue, la survie économique, la faible formation de base en Corée et les difficultés de comprendre les cours. Heureusement, grâce à la gentillesse et la compréhension sympathique de bien de gens, j’ai pu surmonter ces défis.
6.1  L’apprentissage du français
À la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, je devais suivre les cours académiques en français. J’étais très souvent désespéré, parce que je ne comprenais rien. Heureusement, étant donné que j’étais arrivé au milieu d’un semestre, j’ai pu assister aux cours comme auditeur libre. J’ai donc suivi trois cours jusqu’à la fin du semestre d’hiver, à savoir la fin de mai. Quoique très limité dans la compréhension de la langue, je beaucoup assisté aux cours du professeur de sociologie. La sociologie m’intéressait beaucoup, car dans la classe on discutait l’organisation de la famille et il y avait des échanges entre étudiants et, de plus, le professeur avait un bon sens de l’humour. Les étudiants riaient beaucoup. Je ne comprenais pas pourquoi, mais je riais quand même pour sauver la ‘‘face.’’ Mes confrères croyaient que je comprenais les blagues. Bref, ce cours était très détendu à cause des discussions qu’il engendrait.
J’ai fait des efforts surhumains pour apprendre la langue. Tout d’abord, j’ai découvert qu’il y a quatre méthodes d’apprendre une langue : en la parlant, en l’écrivant, en voyant ce qui est écrit et en l’écoutant. J’ai trouvé que la méthode la plus efficace et la plus sûr tait d’écrire. À partir de ce moment, tous les jours, j’ai emprunté des notes de cours que je recopiais, recopiais et cherché dans le dictionnaire la signification des mots. Au bout de six mois, je pouvais suivre les cours normalement. Je conseillerais à tous ceux qui veulent apprivoiser une langue étrangère d’écrire les mots jusqu’à les mémoriser. C’est ainsi que j’ai appris cinq langue : notamment le japonais, l’allemand, l’espagnol, l’anglais et le français. Également, il serait peut-être bon d’ajouter qu’on ne doit  jamais craindre de se tromper en parlant une langue étrangère.
Parmi les langues j’ai apprise dans ma vie, la langue de Molière est la plus difficile, la plus raffinée et la plus sophistiquée. J’ai un grand respect pour cette langue. Mon regret est de pas l’avoir mieux maitrisé.
6. 2  Rencontre avec le Père George-Henri Lévesque
Le lendemain de mon arrivée, Pierre Côté m’a conduit à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval. Cette Faculté était située au point de rencontre de la rue Couillard et de la rue des Remparts. C’était un édifice vétuste de trois étages, voisin du Grand Séminaire du Québec, qui pouvait accueillir près de deux cents étudiants. Accompagné de Pierre, nous somme entrés dans une grande salle du rez-de-chaussée où nous attendaient plusieurs étudiants qui m’ont salué chaleureusement. Je l’ai trouvé très sympathique.

Peu après, Pierre m’a conduit directement au bureau du Père George- Henri Lévesque. J’étais très surpris de voir ce dominicain en soutane blanche. Immédiatement, il m’ donné la main. J’ai senti une force et une sincérité dans cette poignée de main. Son charme et son charisme m’ont permit de surmonter un peu mon anxiété, ma gêne, ma timidité et mes craintes. C’est en anglais qu’il m’a souhaité de bienvenu et, aussi tôt après, il m’a conduit directement au cours de sociologie du Professeur Guy Rocher
Le Père Lévesque a été une personne très importante dans ma vie au Québec. Avec deux autres personnes, c’est lui qui m’a le plus influencé intellectuellement, spirituellement et matériellement. De plus, pendant mes études, c’est lui qui m’a soutenu moralement et matériellement, lorsque j’avais des difficultés.
 La dernière fois je l’ai revu, c’est en 1995, alors que ma fille Natalie, présentatrice à la Radio Canada avais organisé une soirée à l’occasion de mon départ pour la Corée où j’allais faire des recherches. J’étais très ému de le revoir. Vous savez, le Père Lévesque étais beaucoup plus que mon doyen aux Sciences sociales, beaucoup plus. Dans les années quatre-vingt, alors que j’étais en Corée, j’avais écrit un article sur le Père Lévesque en lui rendant hommage en expliquant son rôle dans la Révolution tranquille publié dans un quotidien de langue coréenne. Je lui ai fait parvenir la version française.