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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



5.2  L’arrivée à Québec

Après 28 jours en mer, nous avions atteint la terre ferme à Seattle dans l’État de Washington. Nous étions heureux même s’il faisait très froid. La beauté des Rocheuses avec ses arbres et ses forêts nous a complètement éblouis. Quel contraste avec la Corée où la plupart des montagnes sont dénudées. En effet, privés de pétrole et de charbon, les arbres étaient la seule source d’énergie que nous pouvions utiliser pour nous chauffer et nous éclairer. À Seattle, nous avons vécu quelques moments de tristesse, parce que le groupe séparait. Pendant ce mois, nous avions tissé un lien d’attachement qui nous unissait tous. Donc, trois jeunes du groupe nous quittaient pour acheminer vers différentes universités de cette ville. Le reste du groupe, dont je faisais partie, a pris le train en direction de Chicago.

Pendant le voyage qui a duré une semaine, nous avons fait face à des surprises culinaires occidentales. Nous nous doutions, mais nous faisions face à une réalité. Aux repas, pas de ‘‘Kimchi’’! Ce n’était pas un drame mais un ‘‘manque.’’ Pourquoi ? Parce que le Kimchi qui est une salade de choux à laquelle on ajoute de l’ail, du sel et différents condiments et qu’on laisse mariné pendant quelques jours, fait partie intégrante de tous les repas coréens. Le Kimchi sert à harmoniser le goût des aliments et on y trouve également des vertus thérapeutiques.

Une autre situation qui nous embarrassait et nous rendait confus était la modalité d’application de la langue anglaise versus la langue coréenne. Par exemple quand il s’agissait de répondre à une question négative, dans la langue coréenne, si on est d’accord avec le contenu de la question négative, on répond ‘‘oui’’, alors que les occidentaux répondraient ‘‘non’’.

Je vous donne un exemple: si je vous dis ‘‘n’avez-vous pas mangé depuis ce matin? Supposons qu’on n’a pas mangé. Un occidental va répondre ‘‘non’’, alors qu’un coréen va répondre ‘‘oui.’’ Comme vous pouvez le constater cette façon d’interpréter la question peut créer des situations cocasses et induire à une grande confusion.

Pendant notre voyage, l’immensité du territoire américain nous a grandement surpris d’autant plus que nous venions de quitter un pays dont la superficie est à peine cent milles km carrés. La beauté de paysage nous impressionnait ainsi que la gentillesse des gens à bord du train. Nous étions heureux de notre premier contact avec l’Amérique et nous étions remplis d’espoir.

Arrivé à Chicago, nous .étions bien fatigués, parce que pendant cette semaine de voyage, nous avion plus ou moins dormi et nous avions l’air de vagabonds avec nos cheveux longs et notre barbe de plusieurs jours. J’ai alors décidé d’arrêter chez un barbier. Comme je vous l’ai dit plus haut, j’étais très fatigué, alors je me suis endormi sur la chaise de barbier d’un sommeil si profond que je n’ai pas eu connaissance du traitement qu’il me faisait. Lorsque je me sui réveillé, il me réclamait 20$ parce que j’avais eu droit à la totale, coupe de cheveux, shampooing, rasage et même massage. Oh là là! Je venais dépenser les trois quarts de ma fortune, mais j’étais bien reposé.

<La suite au prochain numéro>