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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



 


                                                              Joseph Hee Soo Chung, Ph.D., Professeur, UQAM

 Malheureusement, les leaders de l’organisme qui ont été chois parmi les gens de la première génération ne maîtrisent pas la langue française et vivent selon le code de comportement coréen. Par conséquent, les activités de cet organisme se concentrent sur ce que les gens de la première génération préfèrent telles que par exemple la commémoration de la libération de la Corée du Japon 15 août), de  mouvement de lutte contre le Japon (1er mars), et de la commémoration de la guerre de Corée (6 juin).

  L’ACM est donc un organisme dominé  par les gens de la première génération; elle est faite pour eux; il appartient à eux. Un nombre de présidents de l’ACM dont moi-même ont tenté à inciter ces gens aux faits québécois, mais l’impact de ces efforts a été limité à cause de leur refus de participer. Il y a eu de tentations de remplacer les gens de la première génération par des jeunes gens compétent et motivés et disposés à mettre l’accent sur l’intégration de Coréens. Malheureusement, les gens de la première génération font appel aux stratégies souvent illégales et immorales pour empêcher les jeunes de diriger l’organisme.

  On peut tirer deux conclusions des expériences de la communauté d’immigrants coréenne. Ces conclusions s’appliquent à bien des communautés d’immigrants. D’abord, il est pratiquement impossible pour les gens de la première génération de s’intégrer aussi long temps qu’ils ne veulent pas modifier leur ancienne identité. Ensuite, ce qui est important c’est que le refus de s’intégrer chez les gens de la première génération exerce une influence négative sur les jeunes; ils ne facilitent pas l’intégration des jeunes; au contraire, ils l’empêchent. D’où l’importance d’envisager des incitations plus rigoureuses pour l’intégration des gens de la première génération.

  D’une façon pratique, je suggère au gouvernement ceci. D’abord, je recommande au gouvernement des mesures ayant le but d’initier les immigrants à apprendre l’histoire du Québec mettant l’accent sur les accomplissements des Québécois; il est probablement aussi important pour les immigrants de connaître le people Québécoise que de connaître les lois et les institutions. Le Ministère d’immigration et des communautés culturelles (MICC) a mis sur pied des programmes, PARCI, ayant pour but d’initier les immigrants aux institutions québécoises. Ce programme malheureusement n’existe plus. J’en ai profité plusieurs années pour la Communauté coréenne. J’ai organisé trentaine de séminaires sur des différents sujets : l’économie, le système d’éducation, le système judiciaire, l’habitation, les lois, le régime de bien-être et bien d’autres sujets. Le programme PARCI a sans doute aidé les Coréens à mieux  comprendre le Québec, mais je ne pense pas qu’il a permis aux Coréens à connaître le peuple québécois.

  J’ai publié, pendant deux ans, dans un hebdomadaire de langue coréenne l’histoire du Québec et expliqué comment le peuple su Québec a pu non seulement préserver leur religion, leur culture et leur langue mais aussi réaliser les œuvres historiques telles que la Révolution tranquille et le miracle économique du Fleuve St-Laurent. Je recommande fortement l’enseignement de l’histoire du Québec aux immigrants de la première génération. D’après mon expérience, ceci permettra aux immigrants de changer leur perception négative sur les Québécois. Je pense même que l’enseignement de l’histoire du Québec aux immigrants devrait être obligatoire.

  La deuxième recommandation je voudrais faire est ceci. Les immigrants de première génération  sont isolés dans un ghetto culturel et ils sentent aliéné. Au fait, ils sont isolés, ils ne savent pas communiquer avec leurs enfants qui sont éduqué au Québec. Ils sentent isolés, parce que le gouvernement les ignore. Ils sont donc aliéné à la fois par leur enfants et le gouvernement. Cette aliénation les rende davantage d’avoir une perception négative sur le Québec.

  J’ai suggéré au personnel du cabinet du ministre de MICC de contacter ces gens-là et leur expliquer l’importance de leur intégration non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour leurs enfants. Je n’ai pas eu de réaction favorable. Je répète ma recommandation.

12  Sommaire : Ma Vie en Corée et Ma Vie au Québec

  Quand j’étais un enfant encore, mon père m’a dit que je devais aller en Amérique, apprendre la civilisation de l’Ouest, revenir et moderniser la Corée. Venir et étudier en Amérique a été mon rêve de puis mon enfance. Ce rêve fut réalisé en 1954 lorsque je suis arrivé à Québec. J’ai étudié les sciences sociales et j’ai eu de la chance de faire une carrière professorale pendant plus de quarante ans surtout au Québec. Le désire de mon père que je revienne en Corée et moderniser le pays n’a pas été pleinement matérialisé. Cependant, j’ai mon mieux pour aider la modernisation de la Corée par voie de l’enseignement et de projets de recherches en développement économique et politique d’habitation de la Corée.

  On me dit que je suis un vrai Québécois; on me dit que je suis un exemple d’une parfaite intégration. Je pense que c’est vrai; je suis bien dans la culture québécoise; je partage la vision du Québec; je peux communiquer facilement avec les Québécois; je ne me sens pas étranger. En même temps, je suis fier d’être descendant coréen, quoi qu’il y a des choses en Corée que je n’aime pas 

  Cependant, le processus de mon intégration n’a pas été nécessairement facile; il fallait beaucoup de courage et d’efforts de ma part; il fallait également modifier et même abandonner certaines parties de mon ancienne identité. Le modèle d’intégration j’ai adopté comporte les étapes suivantes : la survie physique, l’adaptation  et la participation.

  La partie de la survie la plus difficile était la survie économique et l’apprentissage de la langue. Il n’était pas facile de modifier mon ancienne façon spéculative et souvent illogique de penser et adopter la façon euro-américaine de penser qui est logique. Il n’était pas facile non plus de me libérer de la crainte devant l’autorité à cause de mon éducation confucéenne. Cependant, grâce à la gentillesse, à la compréhension et à la générosité des Québécois et des Québécoises, j’ai pu m’adapter aux valeurs Québécoise.