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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼




                                                             Joseph Hee Soo Chung, Ph.D., Profsseur UQAM

 

J’ai vu beaucoup d’immigrants et de Québécois anglophone qui ont de professions payantes, mais pour eux, le Québec n’est qu’un marché du travail; le Québec n’est pas son pays auquel il s’identifie.

  Si l’on accepte ma définition, il faut dire que la grande majorité d’immigrants ne sont pas intégrée. Je prends les Coréens comme un exemple. Je suis convaincu que la même situation s’observe dans bien d’autres communautés d’immigrants.  On trouve ce phénomène surtout chez les immigrants de la première génération. Cependant il faut remarquer que l’attitude de gens de la première génération ne facilite pas l’intégration de la 1.5e génération et de deuxième génération. La 1.5e génération se réfère aux enfants qui sont venu avec leurs parents.

  Biens des Coréens sont physiquement au Québec, mais psychologiquement et émotionnellement, ils sont en Corée. Ils lisent les journaux coréens, ils ne regardent que les télévisions coréennes, ils fréquentent des restaurants coréens, ils vont aux églises coréennes. Ils ne lisent jamais le Devoir ou La Presse, ils ne regardent jamais les télévisions françaises. Ils ne connaissent pas le Québec.

  Cette attitude négative et passive chez ces immigrants conjugués avec le manque de connaissance sur le Québec produit une situation où il y a de risques qu’ils aient une fausse image sur le Québec. J’ai fait un sondage d’envergure en 1992 avec une collègue, Dr Seong Sook Yim, afin d’analyser les comportements des immigrants coréens à Montréal. L’un des résultats qui m’a frappé était l’image négative et biaisée sur le Québec qu’ils avaient. Un nombre des gens de la première génération pensait que l’économie du Québec est sous-développé et que la société québécoise était renfermée sur elle-même. 

  Donc, il y a une sorte de cercle vicieux. Le ghetto culturel dans le quel les immigrants se cachent amène forcément à une image biaisée et négative sur le Québec; cette image négative et biaisée motive les immigrants à se cacher davantage dans le ghetto culturel. D’après moi, l’attitude anti-intégration est, sans doute attribuable à la barrière linguistique, mais elle est attribuable aussi à la grande distance culturelle entre le Québec et la Corée.

  La maîtrise de la langue française est la condition nécessaire à l’intégration. Je prends un exemple j’ai vécu. Un jour, j’étais en train de donner un cours d’économique à l’UQAM et la secrétaire du département d’économique est venue à salle de cours et m’annonçait qu’il y avait un appel d’urgence. Il s’agissait d’un appel du directeur d’une école secondaire.  Au téléphone, le directeur m’a demandé de venir à son bureau. J’y arrive et j’y trouve le directeur, un étudiant coréen et son père en plus d’un policier.

  Le problème était que le père essayait d’expliquer en anglais incompréhensible ce qui serait arrivé; ni le directeur ni le policier ne le comprenait. À mon arrivée, le calme est revenu et le policier explique ce qui est arrivé. Lors de répit de classe, les élèves s’amusent dans la cour de l’école. Alors, un policier entre dans la cour et, à ce moment, un étudiant non-immigrant jette un paquet dans la poche de l’étudiant coréen. Le policier l’a vu et arrête l’étudiant coréen et découvre le paquet contenant de stupéfiants. C’est ainsi que l’étudiant coréen est soupçonné d’avoir commis un crime. Le père a essayé de sa manière d’expliquer l’incident, mais en vain. Après ma traduction, tout devint claire et l’étudiant coréen fut relâché.

  Avant les années 1980, je n’étais pas impliqué dans les affaires de la communauté coréenne à Montréal. Mais quelqu’un du Ministère de l’Éducation m’a encouragé de l’aider. Alors, je deviens le président de la communauté coréenne et j’ai décidé d’aider les Coréens de s’intégrer dans le sens large de l’intégration. Ce que j’ai fait était d’abord de les aider pour leur établissement : la recherche de logement et d’emplois ou d’affaires. Cette partie de ma fonction était  relativement facile.

Ma tâche plus difficile était d’inciter les Coréens aux faits québécois. Je suis devenu président de la communauté coréenne en 1982 et j’ai organisé une série des cours et de séminaires sur l’économie, le système d’éducation, les institutions judiciaire et bien d’autres aspects de la société québécoise. Depuis 1982, je n’ai pas arrêté mes efforts de les inciter à s’intéresser aux faits québécois. J’ai même écrit dans un hebdomadaire l’histoire du Québec mettant l’accent sur les rapports franco-anglaise. J’ai organisé une visite à l’Assemblée national du Québec. Je continue encore mes efforts.

  En dépit de mes efforts et des efforts des autres personnes de la communauté, les gens de la première génération n’osent pas abandonner ou même un peu modifier leur ancienne façon de penser et d’agir. Ils maintiennent les rapports verticaux autoritaires; ils ne tolèrent pas la déviation des comportements des jeunes des normes coréennes. Autrement dit, ils se sont renfermés dans un ghetto culturel. La probabilité qu’ils s’intègrent à la société est faible.

  Le problème est que le refus de ces gens de s’intégrer affecte l’intégration des jeunes. Dans les rapports familiaux verticaux et hiérarchisés, les jeunes souffrent de deux types de problèmes. D’abord, ils ne savent pas commet agir devant les gens d’autorité, qu’il soit le principal de l’école ou qu’il soit son supérieur dans une entreprise. Ceci rend difficile pou eux de s’ajuster au milieu scolaire  et au milieu des affaires.

Les rapports verticaux et autoritaires posent de difficulté dans la vie collective des milieux d’immigrants. L’Association des Coréens de  Montréal (ACM) est l’organisme le plus important et le plus représentatif de la communauté coréenne. L’ACM fut fondée en 1978 ayant comme mission d’aider les membres de la communauté à s’intégrer à la société québécoise.