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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Au Québec, le mouvement de coopératives ne se limite pas aux finances; il y a de coopératives agricoles, celles des artistes, celle de l’habitation et bien d’autres. Parlant des coopératives agricoles, il convient de noter que 80% des biens agricoles sont distribués via les coopératives. Grâce aux coopératives non- financières, 80 000 personnes gagnent leur vie et 16 milliards de dollars de revenu sont générés. D’ailleurs, c’est le Père George-Henri Lévesque, le doyen de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, qui a mis sur pied, en 1940, le Conseil de coopération.
Au Québec, les syndicats jouent un rôle crucial pour le développement de l’économie sociale. Le célèbre Fonds de solidarité FTQ (Fédération des travailleurs du Québec) est fondé en 1984 et a évolué d’une façon spectaculaire. En l’an 2000, il comptait un million d’actionnaires et finançait plus de 2 000 entreprises créant 10 000 emplois. Le Fonds de solidarité se dote d’un actif de 5,2 milliards de dollars et fonctionne partout au Québec via ses 17 Fonds régionaux et locaux. Le Fonds investit non seulement dans les industries traditionnelles comme par exemple l’agriculture, les pêcheries, la foresterie mais aussi dans les industries de haute technologie dont les industries de biochimie, d’environnement, d’aéronautique et d’informatique.
11.3   La souveraineté
Pour la plupart des immigrants qui ne sont pas au courant de l’histoire du Québec, il est normal qu’ils posent la question : « Pourquoi la souveraineté ? » À leurs yeux, les Québécois sont l’un des peuples les plus bénis au monde : ils jouissent d’un revenu très élevé, d’un niveau d’éducation enviable, d’une paix durable, d’une stabilité sociale apparente, d’un régime d’assurance de santé et de services sociaux très généreux, d’une liberté de presse et de la garantie des droits de la personne. Alors pour quelles raisons, un peuple aussi privilégié réclame-t-il la souveraineté ?  Je pense qu’il y a deux types de raisons pour lesquelles le mouvement de la souveraineté est né : les raisons négatives et les raisons positives. Les raisons négatives résultent de la conquête de 1759. Au cas où vous n’êtes pas familier avec l’histoire du Québec, les raisons positives découlent de la viabilité économique du Québec grâce aux ressources matérielles et humaine, aux technologies et à la compétence gestionnaires des Québécois
Cette attitude des immigrants est attribuable à leur ignorance de l’histoire du Québec. Ils ne savent pas la domination du Canada anglophone depuis la conquête; ile ne savent pas que tous les postes de commande dans les entreprises ont été monopolisés pas les anglophones au Québec, ils ne savent  pas dans les rues les anglophones méprisaient les francophone  en les appelant « frog »; ils ne savent pas que  les Québécois ont enduré l’humiliation sans révolte efficace jusqu’à la formation du Parti Québécois. Donc, d’après moi, le désir des Québécois de devenir un pays indépendant, ou au mois une collectivité distincte avec une autonomie plus grande est tour à fait justifiable.
Depuis la formation du Parti québécois, les francophones se sont organisés pour la première fois dans l’histoire du Québec et ont tenté de devenir un pays souverain. Ils ont fait deux Referendum, en 1980 et en 1994, mais ils n’ont pas obtenu la majorité voulu pour le statut de souveraineté –association. Depuis les années 1970, on a discuté beaucoup la viabilité économique après souveraineté-association. Comme beaucoup d’économistes québécois, je pensais que la viabilité était bien fondée à long terme.
Je pense que la majorité des immigrants ont voté contre. Ceci s’explique  d’une part par l’ignorance de l’histoire du Québec chez les immigrants et, d’autre part le manque de précision de la politique d’intégration des immigrants.
Je me souviens de l’atmosphère électrifiant à l’UQAM lors de débat sur la souveraineté-association; je lisais sur les visages des étudiants et des étudiantes une fierté, une confiance, un espoir et une joie. Je partageais leur sentiment; je sympathisais pour cette cause historique. Ce que je voyais c’était l’avenir du Québec. Quelque soit l’issu des referendums, le Québec s’est libéré une fois pour tout de l’humiliation imposée par le Canada anglais. Je me sentais fier d’eux
Je me souviens du premier referendum de 1980. Lendemain après le referendum, j’allais donner un cours au Département d’Urbanisme et d’Architecture de l’Université de Montréal. Il y avait quarantaine d’étudiants et d’étudiantes dans la salle de cours. Il était triste de lire sur leur visage le découragement, la déception, la tristesse et même la colère. J’ai eu l’impression qu’ils m’en voulaient sans doute à cause de mon apparence.
On a perdu deux referendums. Mais on a appris deux choses. D’abord, ils ont eu, pour effet, d’identifier politiquement une vision pour le Québec. Une chose certaine est que tous les Québécois sont nationalistes même s’ils ne sont pas tous souverainistes. Ensuite, ce qui est difficile c’est d’induire les immigrants à partager cette vision. Pourtant, il est très important que les immigrants partagent cette vision. Ceci exige une approche politique d’intégration basée sur une meilleure compréhension de la dynamique de la vie d’immigrants.
11.4  La Politique d’intégration d’immigrants
J’apprécie les efforts du gouvernement du Québec de faciliter l’intégration des immigrants à la société du Québec. Cependant,  je me suis demandé dans quelle mesure la politique a réussi dans son objectif. Je me demande quel sont les critères de l’intégration. Il me semble que le gouvernement  choisit deux critères : la francisation et l’emploi. Cependant, je me demande si ces deux critères constituent le but ou les moyes de l’intégration. Si l’on définit l’intégration d’un immigrant somme l‘acceptation du système de valeur du Québec, la volonté de partager la vision du Québec et de travailler pour la réalisation de cette vision, la francisation et l’emploi ne sont que des moyens de l’intégration.
J’ai vu beaucoup d’immigrants et les Québécois anglophone qui parlent très bien la langue française, mais ils ne partagent pas la vision du Québec; ils ne sont que des visiteurs permanents.