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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



N’ayant pas de tradition, l’UQAM pouvait entreprendre de nouveaux projets des cours. Par exemple, le Département de sexologie fut établie dans les années soixante-dix pour la première fois au Canada. En 1976, elle a fondé de ‘enseignement de sciences immobilières pour la première fois an Canada. Les agents immobiliers devaient prendre des cours à l’UQAM. J’ai enseigné l’économie urbaine et la statistique immobilières.
Les années de 1970 fut également une décade d’une nouvelle idéologie, à savoir celle de socialisme et de Maoisme. Les professeurs de l’UQAM furent la première collectivité des professeurs d’université qui ont formé un syndicat. La formation du syndicat des professeurs de l’UQAM  reflétait bien l’idéologie libérale. Aux départements des sciences sociales dont celui des sciences économiques et de sciences politiques, plus d’un tiers des professeurs furent socialistes ou Maoistes. Il y avait de débats midi. Un débat porta sur les mérites du socialisme et du capitalisme. Un jour, j’y ai participé en défendant le capitalisme et j’ai gagné. Il y avait de centaines des étudiants et de professeurs qui y participaient et un bon nombre d’entre eux exprimé  leur désaccord avec ma position défendant le capitalisme.
L’ai pensé que les années 1970 furent une époque très productive sur le plan intellectuel. Le débat idéologique fut une manifestation de la recherche d’une vision pour la collectivité du Québec. Avant les années 1970, il n’y avait pas idéologie ou une vision pour la collectivité du Québec à part du catholicisme qui avait empêché une idéologie qui unifiait la nation québécoise.
À l’époque, l’UQAM fut considérée comme une université de seconde classe à cause de jeune âge des professeurs, de manque de tradition, de grèves des professeurs et de bien d’autres ‘défauts’. Quand je me présente comme professeurs de l’UQAM durant des soirées,  le gens me regardait avec un œil méprisant; mais si je dis aussi tôt, j’étais déjà professeur à HEC, les gens me regardait avec un œil sympathique. L’UQAM était, pour bien de gens, inférieur à l’université de Montréal.
Les années 1970 furent, d’après moi, une époque d’une vitalité intellectuelle extraordinaire. La montée de socialisme et la prise de conscience d’une noble vision pour la collectivité québécoise fut la cristallisation  de la mobilisation de la force et de l’énergie des Québécois et des Québécoises. Je suis fier d’avoir fait partie de cette époque historique. Il est dommage qu’aujourd’hui on a perdu cette vitalité intellectuelle des années de 1970.
11.2  Le miracle économique du Fleuve Saint-Laurent
Un autre grand œuvre historique qu’a accompli le peuple québécois était l’attrapage de l’économie d Québec à celle de l’Ontario. Le niveau de vie des Québécois dans les années 1960 était similaire à celui des noirs américains. Le revenu annuel des Québécois était 27% inférieur par rapport de celui des Ontariens. Chose surprenant, le décalage de revenu entre les deux provinces s’est rétrécie à 5 % au début des années 1990. Ceci s’est produit en dépit des politiques industrielle et économique du gouvernement fédéral en faveur de l’Ontario.  Pour moi, c’est un miracle du Fleuve St-Laurent! Mais ce miracle était le fruit de l’imagination, de la créativité, de la combativité et de la détermination du peuple du Québec.
Le miracle du Fleuve St-Laurent était le fruit d’une planification indicative initiée par la France dans les années 1960. La stratégie adoptée par le Québec était basée sur l’intervention directe du gouvernement et le modèle de développement déséquilibré. Sur le plan régional, le gouvernement a choisi la stratégie de pôle de croissance qui favorise le développement d’un nombre des agglomérations urbaines et ensuite facilite la diffusion de fruit de la croissance des pôles de croissance sur la région entière sous son influence. Sur le plan sectoriel, le gouvernement du Québec a crée une série de société d’État en vue de former gestionnaires d’entreprise, d’inciter l’expansion des industries stratégiques et de fournir les fonds pour le financement de l’expansion industrielle. La Société générale de financement et la Caisse de dépôt et de placement pour la finance, Sidbec pour l’industrie d’acier, Soquia pour l’agriculture, Soquip pour l’industrie de pétrole et Roxfor pour l’industrie forestière, etc.
Quant à moi, j’ai eu le privilège de participer à ce miracle économique, surtout pour le développement régional. J’ai travaillé  au sein de OPDQ en tant que conseiller. J’ai eu l’occasion de connaître un nombre des hauts fonctionnaires très compétent et intègre et dévoué. Je suis convaincu que sans le dévouement des ces fonctionnaires, le miracle économique du Fleuve St-Laurent aurait été difficile à  réaliser.
Il y a un autre atout que possède le Québec. Il s’agit bien de l’économie sociale. Alors, qu’est ce que c’est, une économie sociale? Je la définirais comme suit: « c’est un système économique dans lequel les citoyens et les divers organismes tels que les organismes non gouvernementaux (ONG) ou les organismes sans but lucratifs (OSBL) qui organisent les processus de la production et de la distribution des biens et services non pas pou le profit mains pour l’intérêt public. Les syndicats, les cercles de crédits, les organismes de charité et beaucoup d’autres font partie de l’économie sociale.
Le Mouvement Desjardins est peut-être un cas de l’économie sociale le plus célèbre au Québec. Fondé par Alphonse Desjardins en 1900, il est devenu une des institutions financières les plus importantes au Canada. Son actif vaut plus de 100 milliards de dollars et 80% des Québécois en font partie. Le but initial du mouvement était de financer les fermiers agricoles et les petites entreprises qui ne pouvaient pas avoir les crédits des banques. J’ai eu le plaisir de travailler avec mes collègues du bureau chef du Mouvement Desjardins à Lévis et j’ai pu constater le dévouement et l’enthousiasme du personnel. Par ailleurs, il ne faut pas oublier la contribution de l’Église catholique au développement de l’économie sociale au Québec. Les caisses populaires Desjardins ont débuté dans des maisons privées et surtout dans les sous-sols des paroisses. Le Mouvement Desjardins est devenu dès les années 1980 un concurrent redoutable pour les banques.