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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼




                                                                 Joseph Hee Soo Chung, Ph.D., Professeur, UQAM

 

 La civilisation euro-américaine a une longue tradition de pesée logique et scientifique. Les découvertes scientifiques et le développement de théories des sciences sociales ont été accumulés depuis le temps de Platon et d’Aristote. Les jeunes qui sont éduqués depuis l’enfance au Québec peuvent pleinement bénéficier de cette richesse de pensée scientifique. Je suis arrivé au Québec après avoir reçu l’éducation de base en Corée, de sorte que je n’ai pas eu le privilège de profiter de cette richesse. Bref, quelques soit l’intensité de mes efforts, il me paraissait impossible de complètement surmonter les désavantages que j’avais. 

Ce complexe d’infériorité s’est traduit par un manque de confiance en moi-même. Le manque de confiance m’a parfois empêché de proposer de nouvelles idées moyennant des articles publiés. Ce complexe d’infériorité a provoqué une certaine insécurité intellectuelle durant ma carrière. Quoiqu’il en soit, j’ai réussi, quant même, en partie du moins, à surmonter ce complexe. J’espère que tôt ou tard il ya aura des Asiatiques qui pourront développer de nouvelles théories des sciences sociales; c’est tout à fait possible, car le développement économique et le rapprochement à la civilisation euro-américaine permettront les Asiatiques à développer la pensée logique et scientifique et formuler des nouvelles théories.

10.3   Mes rapports avec mes collègues d’université

  J’ai eu le bonheur d’avoir des collègues aimables et compréhensible. J’ai trouvé que la réussite de la carrière dépend dans une large mesure de la collaboration des collègues. Quand j’ai fait mon doctorat à l’Université de Toronto, il y avait deux professeurs d’économique; ils ont publiée ensemble une longue liste des articles dans  des revues scientifiques. J’ai envié beaucoup une telle amitié et collaboration.  Dans ma carrière, je n’ai pas eu la chance d’avoir un tel collègue.

Cependant, grâce à la collaboration de mes collègues québécois, j’ai pu réaliser des choses intéressantes. L’UQAM fut la première université au Canada qui a fondé en 1976 un programme de formation en immeuble.

 

Avec mes collègues et moi nous avons établi le Laboratoire de recherches en sciences immobilières (LARSI) et j’y ai travaillé comme son directeur pendant dix ans. LARSI a publié également une Revue, L’Actualité Immobilière dont j’étais le rédacteur en chef. LARSI et la Revue l’Actualité ne sont plus, mais ils ont grandement contribué au développement des sciences immobilières et l’industrie immobilière.

  L’Actualité économique est la revue officielle de l’Association économique des chercheurs francophones. Au début de son existence,  j’ai collaboré comme membre de comité de rédaction. Dans les années 1970 et 1980, l’Association des économistes du Québec participait activement dans le débat de la souveraineté du Québec. Je lui ai servi comme son vice-président.

  Dans l’ensemble, j’ai pu faire une carrière gratifiante en partie grâce à la gentillesse et bienveillance de mes collègues. J’en suis reconnaissant.

10.4    Mes  rapports avec mes étudiants

  Grosso mode, trois variables ont affecté mes rapports avec les étudiants D’abord, il me semblait important, bien sûr, de transmettre les sciences aux étudiants. Mais, ce qui est également important est de leur permettre de former un esprit critique. J’ai fait mon mieux pour atteindre ces objectifs de base de l’enseignement. Deuxièmement, j’ai pensé qu’un phénomène économique est un phénomène humain et social et, par conséquent, la solution du problème de nature économique nécessite une approche inter disciplinaire. Étant formé en histoire et sciences sociales dont la sociologie et la science politique et spécialisé en sciences économique, dans mes cours d’économique, j’ai pu montrer aux étudiants les aspects « non-économique » des problèmes économiques.

  Troisièmement, j’ai toujours pensé que l’objectif ultime de l’éducation supérieure est de devenir un meilleur homme et que ceci exige une communication soutenue aves les étudiants. Le professeur qui a plus d’expériences de la vie peut jouer un rôle utile. Il est vrai qu’il  n’y a pas beaucoup de professeurs d’université nord-américains qui partage cet objectif.

  Quand j’ai enseigné à l’Université de Sherbrooke, j’ai enseigné, entre autres, l’économétrie qui est une  synthèse de la théorie économique, de la mathématique et de la statistique. Après mon cours, j’allais avec mes étudiants  au café et discutais de la vie humaine en général et de la société humaine. Il me semblait ces discussions ont incité les étudiants à réfléchir beaucoup sur la vie et sur l’avenir du Québec. Quelques années plus tard, quant j’ai revu ces étudiants, ils me disaient que ces discussions étaient plus intéressantes que l’économétrie.

Au début des années avant ma retraite de l’UQAM, j’ai eu une occasion de faire un voyage en Asie avec quatorze étudiants : neuf étudiants et cinq étudiantes.  Ce voyage fut un cours avec trois crédits. Le voyage fut financé par les jeunes eux-mêmes. Il fallait que chacun doive ramasser quelques milles dollars. Ils ont fait lave-auto, sollicitation auprès des entreprises coréennes et Québécoise dont la Bombardier.

Le but était d’initier les jeunes à la culture des affaires et à la gestion d’entreprise asiatiques.

Pour préparer ce voyage, j’ai passé un an avec le groupe. Je leur ai enseigné la langue coréenne, l’histoire de la Corée. J’ai enseigné également le protocole coréen. Le voyage a duré trois semaines. Ils ont visité les usines d’auto de Hyudai, celle d’électronique de Samsung. Ils étaient invités par le Blue House (le bureau du président de la Corée) Ils ont reçu une montagne de cadeaux. En Taiwan, on a visité la ville technologique Sjinju et les bureaux du gouvernement du pays.