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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Cette pression pour l’uniformité de pensée et de comportement a pour effet d’empêcher le développement de la pensée autonome, productive et créatrice.
J’ai donc cherché au Canada des normes auxquelles je dois se confirmer. Certes, il y a des guides de manière appropriée à la table à manger, la manière de conduire devant les dames, les protocoles à respecter à l’Église. Mais ceci n’empêche pas l’individualisme et l’autonomie de la pensée et des comportements de l’individu. Ceci n’empêche pas l’individu de développer son caractère et une pensée créatrice.  
10. L’adaptation au marché de travail
L’adaptation au marché de travail est un processus dans lequel on trouve un emploi et on y trouve une satisfaction. Je pense que j’ai été bien adapté au marché de travail, qui est celui de professeur d’université. Durant toute ma vie, je n’ai jamais eu de difficulté de trouver un emploi. J’ai enseigné dans différentes universités pendant plus de quarante ans au Canada et en Corée. J’aurais enseigné plus de quinze mille jeunes. J’ai enseigné les théories économiques, l’économétrie, l’économique du développement, l’histoire de pensées économiques, l’histoire des faits économiques.     
Mais le champ de ma spécialité a été l’économie régionale et urbaine et la politique d’habitation. Je raconte dans ce chapitre comment je me suis engagé comme professeurs, ma difficulté de surmonter mon complexe de minorité visible, mes rapports avec mes étudiants et mes rapports avec mes collègues.
10.1   La recherche d’emploi
D’après mon expérience, le succès de trouver un emploi au Canada dépend des variables suivantes : compétence, fiabilité, réseau  d’ami et supporteurs. Il va de soi qu’on soit compétent dans son domaine de spécialité. Pour un nouveau venu, il faut que compétence soit au dessus de compétence moyenne. Ceci nécessite des efforts soutenu plusieurs fois plus grands. Il est normal que, compétence égale, on embauche quelqu’un de milieu au lieu d’un étranger. Ceci est arrivé dans mon cas. Le doyen d’une université m’a promis un poste professoral après mon doctorat. Mais l’un des mes professeurs m’a dit candidement qu’il devait embaucher quelqu’un du milieu, parce qu’il est aussi compétent que moi.
En 1958, je me trouve à l’Université de Toronto où j’étudiais pour mon Ph.D. en économique. Alors, un jour, je reçois un appel téléphonique de la part du sous-ministre des affaires économique du gouvernement d’Ontario. Il m’offre un emploi dans son ministère comme économiste. Je n’ai pas fait la demande d’emploi et j’étais donc surpris de l’offre. Plus tard, j’ai appris que l’un de mes anciens professeurs de l’université Laval, ami du sous-ministre, lui a parlé en faveur de moi. C’est comme ça que j’ai obtenu mon premier d’emploi régulier au Canada.
J’ai terminé mes cours de doctorat et j’ai commencé de chercher un poste professoral. Un collègue de la classe de doctorat qui connait le directeur de département d’économique de l’Université  Laurentienne de Sudbury, Ontario m’a recommandé sans que j’en sois au courant. J’étais donc embauché en 1962 comme professeur adjoint de Laurentienne.
En 1964, le Père Bouvier, doyen d’un collège de Laurentienne allait à l’Université de Sherbrooke et il m’a recommandé au doyen de cette dernière. J’y ai obtenu un  post comme professeur associé. Ensuite, en 1968, un professeur d’économétrie de l’École des Hautes Études Commerciales de l’Université de Montréal m’a invité à me joindre et je suis embauché comme professeurs associé. Enfin, en 1972, l’Université du Québec à Montréal m’a invité à y aller comme professeur titulaire.
C’est ainsi que j’ai eu le privilège de trouver des postes professoraux grâce aux gens qui m’ont recommandé sans que je lui demande. Cette expérience prouve une chose. Pour avancer dans la carrière, la compétence n’est qu’une condition nécessaire; la condition suffisante est le réseau des gens qui apprécie le caractère, la fiabilité et le dévouement de la personne. Je recommande donc à tous, surtout aux nouveaux venus de créer un réseau d’ami et de supporteur durant le période de leur études.

10.2   Mon Complexe d’infériorité
En dépit de la gentillesse et de générosité de mes camarades, de mes professeurs et de mes collègues de travail, je ne pouvais pas me débarrasser d’un complexe. C’est un complexe à la fois ethnique et culturel. Il me semblait que les pays asiatiques dont la Corée étaient en retard non seulement en développement économique mais aussi en développement des sciences. La Corée est libérée de la pauvreté absolue seulement dans les années de1980. La richesse dont jouissaient les Québécois m’a fait voir dans quelle mesure les Coréens étaient pauvres. Ceci m’a intimidé; je me sentais comme mendiant devant les Québécois.
  De plus, la plupart des textes en sciences sociales étaient écrits par les chercheurs Nord-Américains et par les chercheurs Européens. Il  n’y avait aucune Asiatique qui avait écrit les textes. Les textes en langue coréenne étaient la version traduite des textes écrits par les auteurs de l’Ouest. Il me semblait même que les Asiatiques n’avaient pas les talents académiques. Venant d’un pays asiatique, je me sentais inférieur par rapport aux Canadiens. Cet état de choses peut s’expliquer, en partie, par la barrière de langue, mais la vrai raison est, d’après moi la philosophie confucéenne et celle de bouddhisme qui rendent difficile le développement de l’autonomie et la créativité de pensée.