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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



9.  L’adaptation des méthodes d’apprentissage
Une autre difficulté que je devais surmonter était celle de m’habituer aux méthodes canadienne d’apprentissage. Il faut se rappeler que j’ai quitté la Corée en 1954. À cette époque-là la méthode d’apprentissage en Corée se caractérisait par l’autoritarisme de professeur, la méthode d’injection forcée de connaissance, l’uniformisation du produit de l’éducation, la difficulté d’avoir de débats. Sous un tel régime d’éducation, il est évident qu’un étudiant ne puisse pas développer sa propre personnalité et réaliser des choses créatrices. À cause de ces méthodes d’apprentissage en vertu desquelles j’étais formé, j’avais de difficulté au cours de mes études au Canada. Je pense que cette difficulté était commune chez les étudiants venant de l’Asie. Dans mon cas, la difficulté était d’autant plus grande que j’avais eu une formation de base précaire.

9.1   L’autoritarisme de professeur
En Corée, le professeur est un maître et il est autoritaire. Cette autorité ne vient pas de sa compétence  professionnelle ou de sa personnalité. Elle vient du confucianisme qui différencie les groupes sociaux et établit un rapport vertical hiérarchisé. De même, on classifie les professions. La profession la plus cotée est celle d’enseignant suivie de fermier, de métier industriel et de commerçant. C’est ainsi que le métier professoral était le plus respecté.
L’autoritarisme de professeur pose plusieurs problèmes. D’abord les étudiants n’osent pas poser des questions, ce qui rend plus difficile d’apprendre la matière. En deuxième lieu, la probabilité d’avoir des professeurs incompétent augmente. En troisième lieu, la probabilité de favoritisme dans l’évaluation des étudiants augmente. Enfin, ce qui est grave est que des étudiants ont peur de professeurs.
À la faculté des sciences sociales, il m’était difficile de m’approcher des professeurs. Mais avec le temps, j’ai constaté que les professeurs étaient ouverts et toujours disponibles pour les étudiants. Plusieurs professeurs m’ont invité chez eux et ils m’ont montré leurs intérêts à mon sujet. Peu à peu, j’ai pu me libérer de ma crainte devant professeurs et j’ai pu poser des questions plus facilement. Mais, cette crainte des supérieurs est toujours là même après un demi -siècle de ma vie au Canada. Je pense que cette peur a eu un impact sur ma carrière.

9.2   L’injection unilatérale de connaissance
En Corée, la méthode pédagogique consiste à injecter des connaissances aux étudiants. Ce que le professeur enseigne est la vérité et on n’ose pas contredire. On mémorise ce que le professeur a dit et la correction d’examen se fait en fonction de la conformité de réponse à ce que le professeur a dit. La conséquence de cette méthode est que l’étudiant ne peut pas développer une pensée autonome et créatrice.
  Étant donné que j’avais une faible formation de basse en Corée avant de venir au Québec, j’ai travaillé quatre et cinq fois plus que l’étudiant formé depuis l’enfance au Québec. Pendant quatre années d’études à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, je suis allé une seule fois au cinéma. Je devais récompenser ma faiblesse académique par des efforts. Grâce à mes efforts et l’aide des mes professeurs et de camarades de la classe, j’ai pu finir avec succès mon Bac. En sciences sociales et la MA en sciences économiques. J’ai reçu même la médaille d’or du Lt. Gouverneur du Québec.
Le grand défaut de la méthode coréenne est qu’elle favorise la mémorisation de connaissance au lieu de l’appliquer. Ici au Canada, quand on enseigne la mathématique, on commence par un problème réel et on apprend la mathématique en solvant le problème. En Corée, on mémorise la formule mathématique. En mémorisant bien, on obtient souvent une bonne note en examen, mais on ne sait pas très bien comment l’appliquer. Il est vrai que je suis devenu pas mal habitué aux méthodes pédagogiques canadienne et je l’ai appliqué dans mon enseignement. Cependant, l’éducation j’avais reçu en Corée m’empêche toujours de mettre en valeur mes potentiels de créativité.
Durant ma  carrière, j’ai enseigné  aux  plusieurs universités au Canada et Corée et ailleurs au monde. J’ai publié plus de cinquante livres er rapports de recherche. J’ai publié plus une centaine d’articles sans des revues populaires et scientifiques. Cependant, je n’ai pas réussi à développer une nouvelle théorie quelconque. En dépit mes efforts, je n’ai pas réussi à laisser une contribution significative aux sciences, en partie, à cause de la méthode pédagogique d’injection des connaissances à laquelle j’étais habituée en Corée.
Heureusement, en Corée, la méthode d’injection de connaissance a été remplacée de nos jours par une méthode qui permet aux étudiants à poser des questions et de participer aux débats. Cependant, par rapport aux méthodes pédagogiques canadiennes, la méthode demeure encore moins créatrice.
9.3   L’uniformisation des produits de l’éducation
L’un des résultats de la pédagogie coréenne est que l’on devient uniforme et homogène dans le comportement. On s’habille de la même façon; dans mon temps, tout le monde s’habillait en noir ou bleu foncé. On définit le type de voiture en fonction de statut social. Le président d’un institut de recherche doit avoir une Hyudai ` « Grandeur », alors que le vice président doit conduire une voiture de qualité moindre « Sonata ». On ne juge pas une personne en fonction de sa personnalité ; on le juge en fonction de la manière de s’habiller, de la voiture qu’elle conduit et des autres symboles de statut social. Tout le monde doit se comporter selon des normes établies. Il y a de manière acceptée d’agir lorsque les parents décèdent. Il y a de façons d’agir lorsqu’un ami se divorce. Dès que l’on ne respecte pas ces normes, on sent une forte pression exercée par la collectivité