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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Il définissait son nationalisme en termes de profond attachement au Québec, à ses droits, à son histoire, à sa culture, à sa langue et à son peuple. D’après lui, le nationalisme signifie qu’on soit toujours prêt à se battre pour la défense de son patrimoine. Maintenant, en se référant à la souveraineté de M. René Lévesque, le Père Lévesque parlait de «  beau risque. » Le Père Lévesque disait qu’il était prêt d’aller au maximum dans la revendication et dans la négociation des droits du Québec pour sauvegarder le patrimoine du Québec et les développer davantage.
Le Père Lévesque ne se faisait pas d’illusion à propos du fédéralisme canadien. Pour lui, le fédéralisme canadien est une issue de mariage entre les co-fondateurs du pays, à savoir, les Canadiens francophones et les Canadiens anglophones. Cependant, c’est un mariage de raison et non d’amour. Il faut dire que le fédéralisme a toujours été une série d’ententes et de conventions entre les deux peuples pour le bien commun du pays. La position du Père Lévesque était telle qu’il se trouvait dans une position ambivalente. Les souverainistes le regardaient avec une certaine méfiance, alors que les fédéralistes purs pensaient qu’il était un nationaliste radical !
Il disait dans son livre, Souvenances 3 (p.390), «  Je me sens Québécois dans toutes mes fibres dans ce Canada si divers qui fait parfois figure étrangère, mais qui reste mon pays. » Il disait qu’il n’était pas un politicien pour débattre à l’infini des points juridiques, ni un poète pour écrire des couplets patriotiques, ni un chansonnier pour chanter des airs patriotiques. « Il est relativement facile de pérorer au Québec sur les droits du Québec, de continuellement casser du sucre sur le dos des autres, de reluquer ceux qui sont plus sympathiques, en somme de se replier sur soi, de refuser d’accoster l’autre, la main ouverte ou le poing fermé » (Souvenance 3:p.391). Ce qui est plus important c’est aller à Ottawa et Toronto où les  intérêts du Québec sont les plus menacés,
D’après le Père Lévesque, on a droit à des illusions. Au fait, on naît, on grandit, on meurt avec des illusions. Elles font vivre, elles font mourir. Cependant, il importe de comprendre ses limitations, ses vraies valeurs, de les entretenir lorsqu’elles sont la source de joie et d’inspirations, et surtout de les abandonner lorsqu’elles sont très nuisibles. La politique vit largement des illusions. La France avait l’illusion de dominer le monde par sa culture, l’Angleterre avait illusion que son empire pourrait durer éternellement, l’Amérique se donne illusion de monopoliser l’hégémonie mondiale sur le plan militaire et économique.
Il importe également de comprendre la position du Canada anglais. Les Canadiens anglais n’ont accepté qu’à contrecœur la présence de la langue française, de la culture et le style de vie des francophones qui vivaient à leur coté. D’autre part, les francophones se sont préoccupés de leur survivance, se sont forcés de faire face à la force grandissante et menaçante des anglophones. Vu sur cet angle, le Canada peut paraître toujours sur le point de s’éclater.
En effet, dans les années soixante et soixante-dix, le Canada semblait sur le point de se désintégrer. D’une part, le mouvement de souveraineté a monté en flèche sous le leadership de M. René Lévesque. D’autre part, beaucoup des Québécois n’aimaient pas perdre leurs droits à un grand pays qui est le Canada pour une souveraineté régionale. D’après le Père Lévesque, les Canadiens anglais ne méprisent pas les francophones. Il n’est pas nécessaire pour les Québécois de se replier sur eux même au lieu de cohabiter avec une société tout aussi dynamique et tout aussi nationaliste.
Les ancêtres des francophones ont relevé les défis malgré l’humiliation de la défaite. Par leurs efforts héroïques et soutenus, ils ont obtenu de leurs vainqueurs la reconnaissance de leurs droits et lois, un vaste territoire, et enfin, en 1867, une égale participation à la collégialité fédérale. Ils sont devenus une nation de six millions (maintenant 7,6 millions) dont un million en dehors du Québec; ils ont développé des institutions de coopératives, de banques, des compagnies d’assurance et surtout un système d’éducation couronné de grandes universités, enfin, une culture dynamique qui a une vitalité et l’originalité à travers sa littérature, son théâtre, sa radio, sa télévision rayonnant plus que jamais dans tout le pays.
Le Père Lévesque disait qu’on était fatigué de surveiller, de protester, de récriminer. « Nous en avons marre parfois de n’être pas à l’aise dans cette confédération qui a trop souvent l’air de nous concéder des droits plutôt que de nous les reconnaître une fois pour toutes. » (Souvenances 3, p. 394) Bref, le Père Lévesque nous conseille d’être positifs à l’égard du fédéralisme canadien en dépit de ses  faiblesses. De plus, le Père Lévesque soulignait la tendance mondiale qui était celle de l’unification et non celle de la séparation.
Avant de quitter cette partie sur le Père Lévesque, je vais essayer de  résumer ses pensées philosophique et politique. Je pense que le point de départ de sa pensée est sa profonde foi chrétienne et son humanisme. Puisque l’homme a été crée par Dieu, chaque homme possède une valeur intrinsèque et mérite le respect et l’amour. Or, l’homme est un être social et, par conséquent, l’humanisme doit s’intéresser forcement aux rapports sociaux basés sur l’amour chrétien. À ce point de sa pensée, il fait un lien entre l’humanisme et les sciences sociales dont le seul objectif est de promouvoir le bien-être de tous. Le bien-être de tout le monde est la libération de la pauvreté et la justice sociale.