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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Ce message devrait me choquer, mais à ma surprise, j’ai trouvé le message amusant. Un autre jour, je me voyais sur l’écran de télévision. J’étais surpris de voir un asiatique qui était moi. Ces deux évènements démontrent sans doute dans quelle mesure je me suis intégré à la société québécoise.
 
Ma façon de penser et de vivre était entièrement québécoise. Les meubles, les nourritures, la façon d’organiser des soirées à la maison, les protocoles d’aller aux soirées invitées, les manières de s’habiller  venaient tous de l’univers québécois; il n’y avait aucune trace de l’univers coréen.  L’un des éléments de l’univers coréen est le rapport parent-enfants. Comme je l’ai indiqué, le confucianisme exige que les enfants s’occupent des parents même aux coûts de sacrifice matériel. À l’époque, la Corée était très pauvre; les étudiants coréens en Amérique devaient envoyer aux parents d’argent gagné en lavant des vaisselles pour leur survie physique.  J’ai fait parvenir de tems en temps une centaine de dollars; je me sentais coupable envers Lucie, car on n’était pas à l’aise avec le revenu d’un professeur adjoint. Lucie a essayé  à comprendre la situation, mais il y avait de limite, car pour une Québécoise, il n’était pas facile de comprendre la pratique de piété filiale à la coréenne.
Ce que j’ai constaté plus tard c’est que je ne peux pas mener une vie normale en rejetant totalement mon identité antérieure. J’ai donc passé des années de me retrouver. Je suis rentré souvent en Corée en vue d’entreprendre des recherches  sur le développement urbain et régional et la politique d’habitation. J’ai rencontré mes anciens confrères de collège; j’ai essayé de retrouver ma place dans l’univers coréen. Mais, ce n’est pas facile, parce que les éléments qui composent l’univers coréens ne me conviennent plus. Surtout je ne pouvais pas accepter le contrôle social qui oblige tout le  monde à se conformer à l’homogénéité des comportements. Quand j’étais à Seoul, durant l’hiver je portais un chapeau de fourrure; les gens m’ont demandé si j’allais à la chasse. En Corée, on ne porte pas un chapeau de fourrure. Tous les fonctionnaires s’habillent en noir ou bleu foncé; les gens de certain statut social ne porte pas manteau durant l’hiver; si l’on porte un manteau, on est considéré comme étant quelqu’un qui n’a pas de voiture avec chauffeur. Quoiqu’il en soit, l’univers coréen est toujours là; ce qui en reste est l’univers de ma famille coréenne, ma fierté de mes ancêtres et de succès économique de la Corée et souvenirs de mon enfance.
8.5    Le rapport du peuple québécois avec les anglophones
L’intégration d’un nouveau venu au Québec signifie également la compréhension et l’acceptation de la réalité de conflit historique franco-anglais. La société québécoise était sous la domination quasi absolue des anglophones au Québec, surtout dans les commerces et les industries. Les anglophones monopolisaient les postes de commande dans les commerces, dans les industries et dans le secteur public, alors que les francophones devaient se contenter de postes subalternes.
La langue française était méprisée au Québec et hors Québec. Comme, par exemple si on dépassait la frontière du Québec vers l’Ontario, le mépris était plus visible. Je vous raconte un fait très singulier. Dans les années soixante, alors que j’étais à bord du métro de Toronto avec un ami, le Professeur Potvin et que nous bavardions en français, une dame anglaise nous a apostrophé de la manière suivante « Gentlemen, why dont’t you speak white? » J’avais entendu parler de faits semblables, mais la surprise n’en était pas moins grande, parce que cela m’arrivait à moi.
Au Québec, dans certains commerces, industries ou restaurant les services laissaient à désirer, si l’on adressait au personnel en français. Au fait, on pouvait s’attendre à ce que les commis et serveuses nous regardent avec un air méprisant et disaient qu’ils ne comprenaient pas.
Le conflit avec le Canada anglais a commencé au moment même de la conquête. Depuis le traité de Paris de 1763 jusqu’au Acte de Québec les  conquis les Anglais monopolisait le droit de commerce; le français était interdit; l’Église catholique avait le droit d’exister mais surveillée constamment par les autorités anglaises.Durant le régime de deux Canada, 1779-1840, les Québécois avaient le droit relatif de conserver la langue et la culture française. Après la révolte de  Patriotes, Lord Durham permettait la liberté de la religion et la langue française. Mais il a recommandé d’éliminer l’immigration des francophones.

Après la période de l’Union de deux Canada 1940-1867, la Confédération du Canada est née en vue de prévenir l’invasion américaine et de construire un pays uni de l’Océan Pacifique à l’Océan atlantique en lien par le chemin de fer Vancouver -Halifax.
La confédération était supposé d’être un partenariat entre le Canada français et le Canada anglais. Cependant, en réalité le Canada anglais a dominé dans toue les domaines surtout dans celui de l’économie. Bref, les Québécois ont été dominés par les anglophones pendant plus de trois siècles. Le rapport franco-anglais a été amélioré depuis la Révolution tranquille, surtout depuis le passage de la charte de langue de 1977.
La Corée a eu une expérience analogue; le Japon a colonisé la Corée pendant 45 ans 1910-1945 ; les Coréens ont été  traités avec une atrocité et cruauté  inimaginable. Ce qui m’a profondément touché était le fait que les Québécois ont réussi à conserver la langue, la religion et la culture québécoise. Les Québécois ont battu avec patience, courage et ténacité pour leur survie et pour une identité distincte. Pour ces raisons, j’ai un profond respect aux Québécois. Ceci prouve les Québécois sont des descendants d’une grande nation civilisée, la France.  L’histoire du combat qu’ont livré les Québécois prouve qu’on ne peut pas subjuguer un autre peuple civilisé.