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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼



Par ailleurs, la faiblesse du capitalisme et du socialisme avait été signalée depuis longtemps par un grand nombre de chercheurs et chercheuses. Cependant, le remède que l’Occident a favorisé était le système de l’État de bien-être dans lequel l’État corrige l’injustice et l’inégalité moyennant le régime universel de l’assurance des soins médicaux, le régime d’assurance chômage, le système d’allocation familiale, les prêts hypothécaire subventionnés pour les pauvres et la répartition de revenu plus équitable. Avant l’arrivée du régime de l’État de bien-être, c’était l’Église qui jouait le rôle de l’agent de providence. Au fait, dans les années cinquante et soixante, au Québec, c’était l’Église catholique qui aidait les pauvres sous forme de charité et, dans un sens, l’Église corrigeait une partie des défauts du capitalisme québécois par l’amour chrétien. Cependant, depuis la Révolution tranquille, l’État providence a remplacé l’Église providence.
Il est clair que la doctrine de l’économie humaniste n’a pas réussi à changer le monde et à solutionner le problème de la faim. Mais elle a quand même réussi à démontrer les lacunes des systèmes traditionnels et d’exercer certaines influences sur la perception du monde chez les jeunes. Ce qui est important c’est qu’on maintienne un idéal et d’essayer  d’y arriver. Ce qui est encore plus important c’est qu’on soit conscient de la faiblesse et des limitations du capitalisme et de ses sous-produits comme, par exemple la mondialisation. Aussi longtemps qu’on est conscient du problème de l’humanité et aussi longtemps qu’on en cherche de solutions, l’humanité peut se permettre d’un espoir

8.4   Mon mariage
En 1960, j’étais en train de terminer les cours de doctorat à l’Université de Toronto. Au fait, en 1958 lorsque j’ai obtenu le diplôme de maîtrise en économique à la Faculté des sciences sociales mes professeurs m’one suggéré d’aller aux universités de grand réputation pour mon doctorat. Grâce aux recommandations de mes professeurs, je fus admis aux grandes universités américaines : Harvard, Yale, Columbia, Stanford. Un représentant de Harvard est venu à Québec pour m’interviewer avant avoir décidé de m’accepter. Malheureusement, les frais d’inscription étaient au-delà de mes moyens. Grâce aux interventions du Père Lévesque, j’ai obtenu une bourse de 2,000$ à condition que j’aille à une université canadienne. Je suis allé donc à l’Université de Toronto. L’université de Toronto avait le renommé pour son expertise en histoire des faits économique et en histoire de pensées économiques. J’ai grandement apprécié la haute qualité de l’enseignement de cette université.
Alors, en 1960, mes anciens professeurs de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval m’a invité de me joindre aux études de l’Aménagement de l’Est du Québec sous le nom du projet BAEQ. Comme ça que j’ai passé un été très intéressant à Québec.
Un jour, je rencontre une jeune fille, Lucie que j’avais connu auparavant à la Faculté des sciences sociales dans la rue Couillard. Je lui salut et je lui a dit : ‘est-tu marié?’ Elle m’a répondu : ‘Non!’ Je lui ai dit ‘pourquoi?’ Elle m’a répondu : ‘je t’attendais!’  Cet échange de blague amical fut le commencement de notre sortie.  Alors, en 1962, on s’est marié et on a commencé notre vie mariée à Toronto jusqu’à l’obtention de mon doctorat. Ensuite on a passé des années heureuses à Sudbury, Sherbrooke et Montréal où j’ai fait ma carrière professorale.
Ce mariage interethnique  a été une manifestation de la dynamique de mon intégration à la société québécoise. Grâce à ce mariage, j’ai eu le plaisir de connaître le caractère des Québécois et des Québécoise. Un mariage est une union de deux univers; les deux personnes viennent des milieux différents; elles ont  philosophies différentes; elles ont différents cercles d’amis; elles peuvent avoir des idéologies opposées; elles peuvent avoir des préférences pour la musique, pour le sport et pour la recréation. 
De plus, le mariage est une union de deux familles. Par conséquent, le mariage est un processus très difficile, à moins qu’on ne partage la même vision de la vie.
Mon mariage avec Lucie était l’union de deux mondes,  de deux civilisations et de deux façons de voir les choses. Quoiqu’il en soit, ce mariage fut fondamentalement positif.
Tout d’abord, grâce à ce mariage, j’ai pleinement participé à la vie familiale et sociale. La famille de Lucie est une famille de médecins; le père et les deux frères de Lucie sont des médecins; un autre frère est un architecte. Son père était reconnu pour ses soins médicaux gratuits pour les gens pauvre de la base ville de Québec. Donc, cette famille fait partie de la bourgeoisie québécoise. En dépit de statut social élevé, la famille de Lucie demeure humble, ouverte d’esprit, soucieux du bien-être des aliénés sociaux. Elle a une idéologie progressiste et libérale, ce qui m’a plu. 
J’ai grandement apprécié la vie québécoise de la famille de Lucie, si bien que j’ai oublié ma propre identité coréenne. J’ai regardé des programmes à la télé tels que par exemple l’histoire d’Un Pays en haut, La famille Plouf; je chantais les chansons de Gille Vignault, Felix  LecLerc. Je regardais les films québécois. On est allé camper ensemble durant l’été. Bref, j’étais parfaitement intégrée à la famille de  Lucie et ceci m’a permis de m’intégrer également à société québécoise.
Ma vie avec Lucie m’a transformé en un Québécois quasi pure-laine. Si bien que J’ai oublié le fait indéniable que j’étais un asiatique avec un visage `jaune` et les yeux bridés. Je me sentais bien; le me sentais ‘chez nous’. Cependant deux évènements m’ont pris par surprise. Dans les années soixante-dix, je me trouvais souvent à la télévision de Radio -Canada pour discuter de la politique de l’habitation canadienne et québécoise. J’ai même fait un débat d’une heure avec Mme Paillette, Ministre responsable de la politique d’habitation. Alors, un jour j’ai vu une enveloppe glissée sous la porte de mon bureau de l’UQAM; j’ai trouvé dans l’enveloppe un message avec des mots découpés des journaux et disait, ‘Si tu n’aimes pas notre système, vas-t-en chez toi, la Chine!’