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정희수 칼럼

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  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼





                                                        Joseph Hee Soo Chung, Ph.D., Professeur, UQAM

Le cœur du shintoïsme et la suprématie des entités qui sont plus importante qu’individu. La famille est plus importante que l’individu; la nation est plus importante que la famille, l’Empereur est la plus importante que la nation. Le plus grand honneur pour un individu est d’offrir la vie à l’Empereur.

  Étant éduquée dans des écoles japonaises, je pensai que la noblesse de la vie humaine est de servir une collectivité au dessus de soi, par exemple la patrie, la nation et la race. Les Japonais nous disaient que les nord -Américains sont égoïstes et n’ont aucun sentiment nationaliste. J’ai trouvé que le peuple québécois avait un profond attachement à leur nation. Le Québec n’étant pas un pays, la collectivité qui représentait le peuple québécois était le Canada français comprennent non seulement les citoyens du Québec mais aussi les francophones ailleurs au Canada.  Le Père Lévesque distinguait entre la société et la nation. La société se référait à une collectivité politique, alors que la nation se référait à une collectivité culturelle.

J’ai trouvé que presque tous les Québécois francophone étaient nationalistes; parmi eux se trouvaient les indépendantistes. Je suis devenu très sympathique au nationalisme  Québécois qui ne posait aucun problème pour moi. Grâce au shintoïsme, j’ai toujours pensé que la nation est plus importante que l’individu. Cependant, il y avait une différence entre ma perception du nationalisme et le nationalisme québécois. Dans mon ancien nationalisme, l’intérêt du pays transcende celui de l’individu.

                                  

Par contre, dans le nationalisme québécois, il me semblait que l’intérêt du pays est déterminé par les individus moyennant le processus démocratique. J’ai fini modifier ma perception originale du nationalisme et accepté le modèle de nationalisme québécois.

 La combinaison de trois systèmes de pensée asiatique m’avait donné un humanisme passif et négatif. Par humanisme, j’entends la façon de percevoir le but de la vie et la modalité de l’existence. Le Confucianisme implique une vie consacrée principalement aux intérêts de la famille; la vie autonome est difficile d’exister. Il est difficile de développer un caractère propre de soi. Le bouddhisme est susceptible de produire un individu qui voit la vie comme un immense vide, qui fuie le problème de la vie et se cacher dans des temples, qui cherche une tranquillité dans la méditation. Le shintoïsme rend un individu de voir sa vie entière appartenir à l’empereur.

 La combinaison de ces trois façons de voir humanisme incite un individu à voir sa vie comme une partie de la vie de la famille ou l’empereur, à avoir une attitude passive et négative devant les problèmes existentiels.  De plus, elle rend difficile le développement de la  personnalité propre d’un individu.

 Au Québec j’ai vite constaté que les Québécois vivaient un humanisme plus constructif, plus positif et autonome. Il est vrai que l’intérêt de la famille et de la nation est important pour les Québécois, mais l’intérêt de la collectivité n’empêche pas le développement de sa personnalité propre. De plus, les Québécois ne fuient pas devant les problèmes existentiels; au contraire, ils trouvent le bonheur en surmontant des difficultés de la vie quotidienne. Cet humanisme positif et constructif des Québécois trouve son origine dans le Christianisme.

 8    L’adaptation sociale

  Par l’adaptation sociale, j’entends la facilité d’un nouveau venu de sentir à l’aise dans des rapports sociaux. Dans ce chapitre, j’aborde mes expériences de discrimination raciale, la solitude, le catholicisme, mon mariage

8.1  La discrimination raciale

 Il faut vous avouer que personnellement je n’ai pas vraiment souffert de la discrimination. Bien souvent, la discrimination est due à une interprétation biaisée des faits, des paroles et des gestes dans une situation particulière. Je vous en donne un exemple. Pour me rendre à la Faculté des sciences sociales, je devais prendre l’autobus. À chaque fois je montais dans l’autobus, tous les gens me regardaient comme si j’avais un trou sur le front. J’avais de la difficulté à le supporter et je croyais que c’était la discrimination raciale. Par la suite, j’ai beaucoup observé le même comportement des gens dans les autobus quand quelqu’un, quel qu’il soit, y montait. J’ai constaté que tout le monde réagissaient de la même façon, et regardaient ouvertement chaque nouveau passager. Il me semble que c’est de la curiosité. Si on se rappel aux années 1954-1956, j’étais un des rare étrangers dans la ville de Québec. Il y avait de quoi à être curieux.

 Quelles années plus tard, alors que j’avais un rendez-vous dans l’Édifice Sun Life. J’attendais d’être appelé et pendant ce temps je suis allé me laver les mains. Quand je suis revenu dans la salle d’attente, je me suis informé auprès de la réceptionniste pour vérifier si j’avais raté mon tour. Aussitôt, une personne qui attendait également son rendez-vous a réagi fortement en m’accusant de favoritisme. Cette personne était un homme de couleur noire et il pensait qu’on le discriminait. Je lui ai expliqué calmement la situation et il l’a bien accepté et compris.

 Ces deux incidents démontrent bien qu’une mauvaise interprétation d’une circonstance peut donner l’impression de discrimination.

 Cependant, quand je travaillé à Sept- Iles au Camp 74 dont je vous ai parlé plus haut, j’ai reçu du harcèlement de la part d’un camarade de travail. À chaque fois que Bob, un colosse bâti comme une armoire, me rencontrait, il m’appelait ‘‘Chin Chin’’ et tirait ses paupières vers l’extérieur pour imiter mes yeux bridés. Cette attitude m’exaspérait d’au tant plus que j’étais le commis dont il dépendant.