메뉴 건너뛰기

정희수 칼럼

본문시작

KUKI Home Inspection and Photo

  Dr. Joseph Chung - Column
 정희수 칼럼




                                                                        Joseph Hee Soo Chung, Ph.D., Professeur, UQAM

  L’emphase sur la piété filiale pose aussi un problème d’ordre éthique. Supposons qu’un fils tue quelqu’un pour voler des médicaments. Il va de soi qu’il a commit un crime grave. Il va de soi qu’il mérite une condamnation sévère, même la mort. Mais, que dirait un confucéen dévoué  à l’éthique confucéenne? Il va dire que le fils doit être reconnu comme un homme de vertu, car il est un exemple de la piété filiale.

  Bref, sous le régime confucéen, le rapport parent-enfants n’est pas un rapport d’amour, mais  simplement un rapport de piété filiale et l’obéissance des enfants. Par contre dans une famille québécoise, j’ai trouvé un équilibre entre la compassion des parents et l’obéissance des enfants. J’au eu beaucoup d’occasions d’observer la dynamique des rapports parent-enfants chez mes amis de l’Université. Au Québec, les parents s’occupent de leurs enfants; les enfants respectent et même obéissent leurs parents. Tout ceci dans l’amour mutuel entre les parents et les enfants.

 

J’ai donc accepté que le rapport parents-enfants au Québec se prête mieux à la formation du caractère de la personne, à l’autonomie, à la créativité et à une croissance plus saine d’une personne. En Corée, l’influence du confucianisme a diminué quelque peu de nos jours, mais les parents n’abandonnent pas la tradition confucéenne et interviennent  avec ténacité dans les affaires des enfants. Les parents persistent à déterminer la carrière, le mariage, le divorce et bien d’autres aspects de la vie des enfants. Le même phénomène se produit chez les immigrants coréens au Québec et c’est une chose que les enfants protestent avec force.

  J’ai trouvé qu’au Québec, il y avait de différents groupes sociaux différenciés en fonction de professions, du niveau d’éducation et du niveau de revenu. Cependant, je ne voyais pas une démarcation  rigide entre les groupes; il n’y avait pas de classes sociales exclusives. Il y avait de possibilité de mobilité sociale; un fils de fermier peut devenir un médecin ou un avocat. Ce fut un contraste par rapport à ce qu’on avait en Corée

  Au Québec on n’évaluait pas une personne en fonction de l’appartenance familiale. Ceci n’empêchait pas d’assurer d’un ordre social. Le groupe dirigeant s’occupait des groups moins nantis; les groupes moins nantis respectaient le groupe dirigeant; le Québec était une société plus juste et égalitaire en comparaison  à la situation coréenne.

  J’ai eu le privilège d’observer la dynamique de la famille québécoise. Durant mes études à la Faculté des Sciences sociales, j’ai demeuré pendant deux ans chez Mme Paré. Les Parés avaient plusieurs enfants dont un prêtre et une bonne sœur. Les enfants écoutaient attentivement leur père M. Paré, mais ils prenaient de décisions autonomes selon leur jugement. D’autre part, leurs parents étaient très dévoués au bien-être de leurs enfants.  Bref, dans un sens, la famille québécoise était très confucéenne équilibré de « In » et de « Hyo ». Les enfants démontraient leur Hyo (piété filiale); les parent mettaient en application de ‘In’(compassion). La famille québécoise était même plus confucéenne qu’une famille coréenne.

  Ce qui m’a frappé est que le rapport parent-enfants est basé sur le respect mutuel et l’amour. Dans le confucianisme coréen les enfants doivent obéir leurs parents même si les  parents ne font pas leur devoir comme parents.

C’est ainsi que je n’ai pas eu de difficulté  de m’adapter aux rapports sociale et familiaux au Québec. Au contraire, les rapports sociaux  et  familiaux me paraissaient plus productifs et créatifs.

  Un autre aspect important du confucianisme est le rapport homme-femme. D’après l’éthique confucéenne, dès l’âge de sept ans le garçon ne doit pas partager la même chaise avec une fille; ils ne doivent pas trouver tout seul. Bref, un rapport normal homme -femme est interdit.

  J’ai rencontré, en 1955, une charmante jeune étudiante de la classe à la Faculté des sciences sociales, Monique. Je suis sorti avec elle quelques fois. Un jour on se promenait dans la rue St-Jean er elle voulait prendre ma main. J’ai retiré ma main instinctivement et ceci lui aurait insulté.    À l’époque, en Corée, on ne voit jamais  un couple promener mains dans les mains. J’ai expliqué à Monique le confucianisme et elle m’a compris.  J’ai du apprendre plus tard le protocole québécois de la sortie avec une jeune fille. En somme, en dépit de ma formation en confucianisme, je n’ai pas eu de difficultés de m’adapter  aux  rapports sociaux et familiaux au Québec.

7.2   Le bouddhisme                                                          

  D’après les bouddhistes, le but méditation est d’être conscient de soi; il s’agit de constater le vide de la vie humaine; la sortie de ce vide est de renoncer aux désirs corporels, on trouve la paix interne en suivant certaines règles de comportements.

  Il importe de noter que le bouddhisme m’a induit à percevoir des choses d’une façon intuitive. Le processus de méditation n’est pas un processus logique; en bouddhisme il n’y a pas de rapport cause-effet. À cause de l’influence du bouddhisme, j’ai eu quelques difficultés de penser d’une façon logique et d’observer la réalité d’une manière pratique.  Ça a pris quelque temps avant que je puisse surmonter cette difficulté.

7.3   Le Shintoïsme

  Comme je l’ai expliqué dans la partie première, le shintoïsme est un shamanisme glorifié qui transforme l’empereur en dieu. C’est un culte puissant qui facilite l’unification de l’esprit et la mobilisation de l’énergie du peuple japonais.

  D’ailleurs, quand le General Tojo Hideki, premier ministre du Japon a fait attaquer le Pearl Harbour en 1941, il comptait l’appui absolu du peuple japonais inspiré par le shintoïsme.  Tojo a pleinement exploité le Shintoïsme en vue de mobiliser les ressources humaines et matérielles pour la guerre du Pacifique.